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Pour les jeunes : L'Apprentissage Payé pour apprendreLes programmes d'apprentissage ont longtemps été considérés comme une façon d'acquérir l'expérience nécessaire pour pratiquer un métier donné. Ces programmes offrent habituellement une combinaison de formation scolaire et de formation en cours d'emploi; cela permet aux apprentis de mettre en pratique les éléments vus en classe tout en travaillant sous la supervision d'un employeur chevronné. L'apprentissage consiste en une entente passée entre une personne (l'apprenti) qui désire acquérir ou perfectionner certaines compétences, et un employeur qui cherche un ouvrier qualifié. L'apprentissage dure habituellement de deux à cinq ans et l'apprenti passe environ 85 p. 100 de son temps en milieu de travail; cela lui permet d'acquérir une expérience pratique considérable qui peut être la clé d'une carrière enrichissante et intéressante. Les apprentis sont formés selon les normes établies par l'industrie. L'apprenti technicien Keith Lancastle, directeur exécutif du Forum canadien sur l'apprentissage, reconnaît qu'il est parfois difficile de persuader les jeunes de choisir un métier lié à l'industrie de l'entretien et de la réparation automobiles. « En plus de leur demander de faire un investissement à long terme - on parle parfois d'une formation de cinq ans - on doit les convaincre qu'il est avantageux de gagner de 7 $ à 10 $ de l'heure à titre d'apprenti pour accroître son potentiel de revenue et bénéficier de meilleurs avantages à long terme », dit M. Lancastle. Selon M. Lancastle, il est heureux que les avantages à long terme d'un programme d'apprentissage l'emportent largement sur les inconvénients à court terme. « Un jeune talentueux qui termine son apprentissage et qui obtient une reconnaissance professionnelle de l'industrie se trouvera un emploi en un clin d'œil. » Toujours selon M. Lancastle, un réparateur d'automobiles débutant dans le métier qui fait preuve de détermination et qui travaille efficacement ne manquera jamais d'ouvrage. « Les possibilités d'avancement et de carrière n'ont jamais été meilleures dans le secteur de l'entretien et de la réparation automobiles. » Les apprentis peuvent profiter de plusieurs avantages importants tout en apprenant leur métier. « Tout d'abord, lorsqu'on suit un programme d'apprentissage, on gagne de l'argent en apprenant. Conséquemment, lorsqu'on a terminé le programme, on peut habituellement entreprendre sa carrière sans être obligé de rembourser une dette considérable », souligne M. Lancastle. Une façon plausible de gagner sa vie Lorsqu'on veut intéresser des jeunes talentueux à un programme d'apprentissage dans le domaine de l'automobile, le plus grand obstacle est peut-être le « stigmate » relatif aux gens de métier. « Les enfants sont constamment exposés au milieu académique », dit Peter Woods, du Forum canadien sur l'apprentissage. De plus, les parents, qui veulent bien sûr que leurs enfants aient ce qu'il y a de mieux, désirent souvent que ces derniers pratiquent une profession. Ils considèrent les métiers comme la réparation et l'entretien automobiles comme des seconds choix. « Oui, vous devrez parfois vous salir les mains, signale M. Woods. Il est aussi nécessaire de travailler manuellement. Cela a toujours fait et continuera de faire partie des exigences du métier. » D'autre part, comme de nombreux autres métiers, la réparation et l'entretien automobiles exigent une formation scolaire et une connaissance de la technologie. « C'est une façon intéressante, gratifiante et plausible de gagner sa vie », dit M. Woods. Selon Craig Norton, gestionnaire de l'apprentissage et de la formation au ministère de l'Éducation de l'Île-du-Prince-Édouard, les apprentis qui terminent leur formation avec succès - et qui deviennent de nouveaux travailleurs compétents - peuvent travailler n'importe où au Canada. « Les programmes d'apprentissage relèvent des provinces et des territoires, explique-t-il. Toutefois, les apprentis qui ont terminé leur formation et qui obtiennent un certificat de compétence où est apposé un Sceau rouge interprovincial peuvent travailler partout au Canada. » Le Sceau rouge permet une certaine mobilité car l'ensemble des provinces et des territoires approuvent la norme qu'il représente. Les diplômés des métiers relatifs à la réparation et à l'entretien automobiles qui possèdent un Sceau rouge peuvent commencer à travailler immédiatement dans une autre province. « Il n'y a ni délais ni formalités administratives lorsqu'un diplômé a un Sceau rouge sur son certificat », dit M. Norton. Les premiers Sceaux rouges ont été remis en 1958. « Aujourd'hui, le Sceau rouge interprovincial s'applique à 45 métiers, soit à plus de 85 p. 100 des employés de métier au Canada. » Bien que M. Lancastle, M. Norton et d'autres sont heureux d'exposer les nombreux avantages d'un programme d'apprentissage, ils prennent soin de souligner que cela demande aussi beaucoup de travail et de volonté. « Par exemple, il faut 9 000 heures d'apprentissage pour devenir technicien de véhicules automobiles, dit M. Lancastle. Même en travaillant 40 heures par semaine, il faut tout de même de 4 à 5 ans pour terminer l'apprentissage. De plus, un apprenti doit passer de cinq à huit semaines en classe chaque année. » M. Lancastle rappelle cependant que le jeu en vaut la chandelle. « À titre d'apprenti, vous travaillez toujours sous la supervision d'un travailleur compétent. Un spécialiste vous surveille, vous guide et vous renseigne, et vous êtes payé pour l'écouter. » Selon M. Norton, l'apprentissage peut être défini comme un contrat entre trois parties, soit l'apprenti, l'employeur et le gouvernement. « Qu'il soit propriétaire d'un petit garage ou d'un important atelier de réparation, c'est dans l'intérêt à long terme de l'employeur d'offrir des possibilités de formation judicieuses aux employés de demain.C'est certainement dans l'intérêt véritable de l'apprenti d'être formé selon les normes de l'industrie. Enfin, tous les partenaires gagnent à appuyer les initiatives comme l'apprentissage, qui permettent de former des employés très qualifiés. » |
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